Aoun dévoile une statue équestre de l’émir Magid Arslane

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Le président Aoun lisant son discours au pied de la statue équestre de celui que tous les Libanais connaissaient sous le nom de « Mir Magid ». Photo ANI

Le président de la République, Michel Aoun, a dévoilé hier, à Khaldé, une statue équestre de l’émir Magid Arslane, l’un des pères de l’indépendance, profitant de l’occasion pour rappeler les grandes lignes de sa politique et annoncer l’adoption prochaine d’un plan économique qui devrait permettre de mettre en place « une vision sur le long terme » pour le Liban.
« Tout comme nous avons réussi à faire face au terrorisme, nous avons réussi à lancer une régularisation financière de l’État. Nous travaillons à lancer un plan économique qui délimitera les contours d’une vision sur le long terme pour une renaissance économique du pays », a dit le chef de l’État qui était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.
« Nous avons plus que jamais besoin de nous concentrer sur ce qui rassemble les Libanais et ce qui les conduira vers la sécurité », a-t-il encore dit. M. Aoun s’est félicité de ce que le Liban a réussi « à se distancier du brasier régional et préserver sa stabilité ainsi qu’un degré élevé de sécurité et de paix ». « N’oublions pas que nous avons réussi à combattre le terrorisme et que nous avons mené dernièrement des batailles glorieuses à nos frontières, qui nous ont valu une appréciation internationale. Cette victoire n’aurait pas pu se réaliser (…) sans l’union des Libanais face à l’extrémisme et la distanciation du Liban par rapport aux dossiers conflictuels, ainsi que le fait que nous avons gardé la même distance par rapport à tous les pays arabes (…) », a déclaré le président.
« Nous subissons en outre beaucoup de pressions, que ce soit au niveau politique, économique ou sécuritaire, surtout en ce qui concerne le dossier des réfugiés syriens. Depuis ma prise de fonctions, je travaille avec le gouvernement et le Parlement ainsi qu’avec les instances publiques et privées, pour faire face à ces pressions », a-t-il souligné.
Pour des raisons de sécurité, la cérémonie d’hommage à l’émir Magid Arslane était restreinte à un petit nombre d’invités.