Israël infiltre le Liban via une compagnie indienne!

Une fois de plus, l’ennemi israélien pénètre au Liban par le biais des Nations Unies.

Dernier épisode de ce feuilleton, une compagnie indienne qui travaille dans le domaine de l’équipement de l’armée israélienne a obtenu le feu vert pour un projet consultatif en vue de construire des zones industrielles dans la Békaa et au sud Liban !

Cette fois donc, l’infiltration sioniste du pays est « industrielle ». Un projet de construction de trois zones industrielles dans la Békaa et au sud a été mis en œuvre. Une initiative positive et tant attendue par les Libanais, puisqu’elle permettra de créer des milliers d’emplois.

Mais le problème est ailleurs. Les Nations Unies ont chargé la compagnie indienne Mahindra de diriger les travaux de consultations nécessaires pour construire ces zones industrielles. Sachant que cette compagnie est fortement active dans les territoires occupés par Israël, et la grande partie de son action revêt un aspect commercial, industriel, mais aussi militaire.

En effet, les liens entre ladite compagnie et Israël ne sont pas secrets. Les informations en ce sens sont publiées sur le site officiel de Mahindra et dans les médias israéliens.

Le groupe « Mahindra pour les services spéciaux » est « le partenaire de la société de l’exportation israélienne dans le domaine de la sécurité nationale », une agence gouvernementale israélienne qui opère sous la supervision du ministère du travail.

Mahindra aide les compagnies israéliennes à avoir accès dans le marché indien.

Le journal Times of Israel a publié sur son site en avril 2015 que « la compagnie de la technologie des informations affiliées à Mahindra a conclu un partenariat avec la compagnie israélo-américaine Comvers pour construire un centre de recherches et de développement en Israël ».

En 2012, Mahindra a signé un accord avec la compagnie israélienne Rafael Advanced Defense Systems qui fabrique des armes et des technologies militaires pour l’armée israélienne. Sachant que cette dernière a mis en place le système de défense antimissile israélien « dôme d’acier », ainsi que d’autres armes sophistiquées pour l’armée israélienne.

Toutes ces informations confirment le danger qu’encourt le Liban en permettant à Mahindra d’avoir accès à son territoire.

Primo, cette compagnie facilitera à ses partenaires sécuritaires israéliens de se déplacer librement au Liban.

Secundo, le traitement avec une compagnie ayant un partenariat avec l’ennemi enfreint à la loi de boycott d’Israël, sans oublier de souligner la dimension morale sur ce sujet.

Commentant cette nouvelle, le ministre de l’industrie libanais Hussein Hajj Hassan a assuré au journal libanais Al-Akhbar que « son ministère n’a pas fait appel à la compagnie indienne, mais ce sont les Nations Unies qui en sont responsables. Nous allons les contacter pour les informer de notre position, une fois les informations sur le lien avec l’ennemi sont confirmées ».

Les projets de construction de zones industrielles datent de janvier 2014, lorsque l’association des industriels a lancé un projet pareil à Jizzine, Nabatiyeh et Zahrani (au sud) et le quatrième dans la Békaa.

Le problème du financement a entravé la poursuite du processus qui est devenu lettre morte.

Mais le ministre de l’industrie Hussein Hajj Hassan a débattu de cette question avec des représentants onusiens pour le développement industriel (UNIDO) dans un congrès à Vienne.

Ensuite, et après accord de l’ONU et du gouvernement italien qui a accordé un don de 500 mille euros pour couvrir les frais des études préliminaires à ce projet, un appel d’offres a été lancé auprès de 16 compagnies de consultation libanaises, européennes, et internationales.

En fin de compte, c’est la compagnie indienne Mahindra qui a été déléguée pour cette tâche. Selon Michel Daher, président de la commission des zones industrielles à l’association des industriels, le montant du contrat signé avec la compagnie est de 286 mille dollars. Sa mission est de dresser les études nécessaires pour les constructions, les infrastructures, et les besoins nécessaires en vue d’achever la mise en place des trois zones industrielles en six mois.

D’après le site UNIDO, les représentants de Mahindra ont visité la semaine dernière des sites à Baalbeck et au Chouf en coordination avec des experts du ministère de l’industrie libanais. Mardi dernier, soit le 12 avril, ledit ministère a lancé l’étape exécutive pour dresser les études nécessaires.