La Libanaise Lina al-Achkar devient la “Première dame” de la FIFA

Longtemps confiné dans l’ombre de Michel Platini à l’UEFA, le juriste italo-suisse Gianni Infantino a su tirer profit de la chute de son patron pour attirer la lumière et succéder à Joseph Blatter comme président de la FIFA.

Plus particulièrement au Liban, la nouvelle a été très favorablement accueillie. Peu après l’annonce des résultats, les Libanais ont exprimé leur grand enthousiasme et leur fierté sur les réseaux sociaux, certains même attribuant à Infantino le titre de “beau-frère des Libanais”. En effet, le neuvième président de la Fédération internationale de Football est marié depuis 2001 à une Libanaise, Lina al-Achkar, originaire du village de Khreibeh-Chouf! Gianni Infantino et Lina al-Achkar ont quatre filles, Alessia, Sabrina, Chania et Dhalia.

Lina occupait le poste de sécrétaire au sein de la Fédération libanaise de football à l’époque où Nabil al-Rahi en était président. Sa femme l’a soutenu tout au long de sa campagne électorale jusqu’à son élection à la tête de la FIFA.

Et voilà donc ce grand chauve affable de 45 ans, connu du grand public pour avoir longtemps présidé aux tirages au sort des coupes d’Europe, vainqueur d’une course hautement politique, devant son principal challenger, le Cheikh Salman, président bahreïni de la Confédération asiatique.

Infantino a activement fait campagne ces dernières semaines en sillonnant l’Afrique et en récoltant les soutiens de l’Amérique latine, issus de la Conmebol (Confédération sud-américaine) et de l’Amérique centrale.

Très à l’aise en public et devant les médias, il parle plusieurs langues et, contrairement à Blatter qui avait souvent dérapé, maîtrise aussi la langue de bois.

L’Italo-Suisse est entré à l’UEFA en 2000, chargé des questions juridiques et commerciales. Ce supporter de l’Inter Milan a ensuite été nommé directeur de la division Services juridiques en janvier 2004 et ainsi “entretenu des contacts étroits avec l’Union européenne, le Conseil de l’Europe et les autorités gouvernementales”, selon l’UEFA. Avant l’UEFA, Infantino avait travaillé comme secrétaire général du Centre international d’étude du sport (CIES) à l’Université de Neuchâtel, après avoir été conseiller pour diverses instances du football, dont les ligues espagnole, italienne et suisse.27