Mahmoud Tarhini, commentateur sur Al-Jadeed, nous dévoile les causes de la violence dans les stades libanais.

Nous sommes allés à la rencontre de Mahmoud Tarhini, journaliste sportif et commentateur du championnat du Liban de football sur la chaine libanaise Al-Jadeed, afin de faire le point sur la situation sécuritaire dans les stades, et sur le niveau du ballon rond au pays du Cèdre.

 Quels sont les causes des déchainements de violence aussi bien sur le terrain que dans les tribunes ?

La seule et unique raison est l’absence des forces de l’ordre à l’intérieur de l’enceinte du stade et à l’extérieur.

 Est-ce que les forces de l’ordre endossent seules la responsabilité des rixes entre joueurs et entre supporters pendant et après les rencontres de championnat ?

La présence des forces de l’ordre est primordiale pour garantir la sécurité et empêcher ainsi tout débordement. Or elles n’assument aucunement leurs responsabilités envers le football libanais.

 En dépit du fait que le championnat soit gangrené par la violence, comment évaluez-vous le niveau de la ligue libanaise ?

Cette saison est la plus relevée depuis de très nombreuses années, car la majorité des équipes se sont préparées longtemps à l’avance et ont engagé des joueurs étrangers de haut niveau, si bien que le niveau entre les douze formations du championnat de première division est assez proche. De plus, on assiste cette saison à un regain d’intérêt pour le football non seulement de la part des médias sportifs, mais également des sponsors, de plus en plus nombreux.

 Qui voyez-vous soulever le trophée de champion en 2016 et pourquoi?

Le Ahed et le Safaa sont selon moi les seuls équipes pouvant prétendre au titre de champion. Le Ahed bénéficie d’une certaine sécurité financière, et d’une stabilité que n’ont pas ses concurrents. De plus, le banc de touche du Ahed est aussi imposant que le onze de départ, ce qui peut faire pencher la balance en leur faveur à n’importe quelle instant du match. Quant au Safaa, il a en son sein l’élite du football libanais, parfaitement encadrée par l’un des meilleurs entraîneurs du Liban, Emile Rustom, qui a bâti une équipe de choc autour de son attaquant vedette Mohamad Haidar, promis à un bel avenir à l’étranger.