Non, Moscou n’a pas permis à Israël de frapper le Hezbollah à partir du ciel syrien

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Le porte-parole du Kremlin a démenti une information selon laquelle les Russes auraient donné leur feu à Israël afin qu’il bombarde des positions du Hezbollah à partir du ciel syrien.

« Je ne peux pas commenter une information qui n’a rien à voir avec la vérité », a dit Dmitri Peskov lors d’un point de presse ce jeudi à Moscou, a rapporté l’agence russe Sputnik.

La capitale russe accueille ce jeudi la 5eme visite en un an du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Selon M. Peskov, la question des opérations israéliennes contre le Hezbollah ne sera pas à l’ordre du jour avec le président Vladimir Poutine. Précisant que seront abordées des questions liées à la sécurité, à la Syrie et aux relations bilatérales.

Selon le média russe Russia Today, le ministre israélien de l’immigration Zeev Elkin avait assuré dans une interveiw avec la radio israélienne « Voix d’Israël » que durant les pourparlers entre Netanyahu et Poutine, ce dernier pourrait très bien permettre à Israël de survoler en toute liberté l’espace aérien syrien pour pouvoir suivre les activités du Hezbollah

L’entité sioniste a effectué plusieurs raids aériens contre des positions syriennes et d’autres présumées appartenir au Hezbollah. Mais depuis l’intervention russe en Syrie, ces raids sont réalisés du ciel du Golan occupé.

Interrogé par le quotidien français Le Figaro, l’ancien chef des services de renseignements militaires israéliens Amos Yedline a assuré que Tel Aviv voudrait réduire l’influence de l’Iran en Syrie à ses plus bas niveaux.

« Il n’est pas admis que le rôle russe permette au Hezbollah et à l’armée iranienne d’en faire à leur guise d’autant qu’ils pourraient à chaque moment ouvrir un nouveau front dans le Golan », a-t-il dit aussi. Tout en admettant toutefois que les espoirs de voir la Russie éliminer l’Iran avec la fin du conflit ne sont pas réalistes.

Selon lui, l’entité sioniste pourrait très bien soutenir secrètement « l’installation de zones de sécurité » en Syrie.