Le Liban se prépare aux étapes du nouveau gouvernement et aux préparatifs d’une loi électorale clairement représentative.

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Le citoyen est concerné, impliqué, apte à participer et à soutenir le gouvernement selon des engagements responsables, interactifs et dynamiques. Cependant, il a souvent pris l’habitude de faire convenir sa citoyenneté au gré de ses humeurs et de ses dépendances. Ses aspirations stagnent souvent longtemps pour ne se réaliser que lors d’un départ vers un autre pays. Le libanais va transmettre sa décision par la participation ponctuelle, innovatrice, résignée ou passive. Elle consiste souvent à rigoureusement éviter l’échange substantiel ou profond qui pourrait conduire à d’éventuels conflits. Il préfère tasser ses appréhensions et sous entendre son embarras que les exposer pour les résoudre. Ainsi, faute de devoir écouter, distinguer et reconnaître les raisons des conflits inhérents à une coexistence riche, plurielle et complexe, il va davantage se consacrer à nier sa responsabilité et à traîner des axes conflictuels.

Néanmoins, nos composantes ont besoin de réapprendre à se connaître afin de découvrir comment vivre ensemble sans interrompre de nécessaires et difficiles dialogues. Les priorités consensuelles et les prérogatives de nos participations ne supportent plus d’être décalées et interrompues. La participation aux projets de l’Etat nécessite indéniablement une politique nationale inclusive et une éducation civile simple et pragmatique, basées sur la communication interactive. Elle sert à accentuer les rôles de la conscience individuelle et collective pour préserver un héritage humain unique de coexistence et l’entretenir avec des ententes constructives.

On a besoin en ce début de nouveau chantier gouvernemental bien plus que des souhaits traditionnels pour une nouvelle et prospère anné 2017. Il nous faut un projet national où tout citoyen peut participer pour rétablir une identité vécue sans controverses, à tous les niveaux d’âges et de responsabilités.

Le rétablissement identitaire est indispensable et je propose à notre gouvernement de l’implémenter. Les moyens relationnels pour reconstruire des mentalités positives et les renforcer incluent des forums de sensibilisations et de réflexions critiques sur les façons adéquates de dépasser les préjugés, culturels et religieux. Des niveaux d’informations et de formations auprès des familles, des écoles, des universités, des professionnels et de certains ministères peuvent initier, dynamiser et soutenir des attitudes, des comportements et des réalisations effectives. Elles concernent le développement et la préservation des valeurs humaines pour favoriser les accords et empêcher les dissensions de se transformer en menaces. Il s’agit ici d’introduire une mentalité de réflexion qui respecte et considère les potentiels autant que les limites des gens afin de réhabiliter les meilleurs échanges possibles. Des formations à but intégratif auraient ainsi pour tâche essentielle de réduire la marge des tensions et les conflits latents en faisant prévaloir les valeurs partagées harmonieusement.

Le but principal est de conduire les professionnels et les responsables des différents contextes, public et privé, aux interrogations, aux gestes et aux actes quotidiens favorables pour la nation, et ce, grâce aux caractéristiques spécifiques de nos remarquables atouts culturels, religieux et politiques!

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